2017 1/10ème CP Erreur, voleur ou menteur ?

Comme vous avez pu le constater sur votre paie du mois de février, Ugitech vous a payé des rappels concernant le retard de paiement du 1/10ème CP. Beaucoup d’entre vous se sont demandés à quoi cela correspondait.

Sans l’intervention de nos collègues CGT d’Imphy l’année dernière, « l’erreur » aurait perdurée encore un petit moment.

 

Que dit la loi :

Pour le calcul de l’indemnisation des congés payés, on utilise soit la règle du maintien du salaire, soit la règle du dixième. Des deux, on retient la plus favorable au salarié.

Dans la pratique : si vous utilisez la méthode de maintien du salaire pendant les congés payés, dans ce cas, le plus souvent (sauf grosse augmentation de salaire), la règle des 10% va être plus favorable.

C’est « mathématique » :
avec la règle de maintien du salaire on verse 5 semaines de salaire
avec la règle des 10% on verse 5,2 semaines de salaire…

 Avec la paie du mois de Décembre, notre direction n’a pas hésité à envoyer un courrier à l’ensemble du personnel pour leur expliquer que ce n’est pas bien de défendre son pouvoir d’achat.

On a dit que les grévistes mettaient l’entreprise en danger pour 35 euros par mois et là, on sort du chapeau environ 1 million d’euros !!!!

A part un flash info généraliste et très vague sur l’origine du problème Ugitechgate, aujourd’hui, silence radio ordonné par notre DRH. Le service communication est aphone. Le service paie a ordre de ne pas renseigner les salariés trop curieux. On refuse de révéler au personnel la grossière erreur qui a perduré durant de nombreuses années au sein d’Ugitech.

Effectivement, même si aujourd’hui, légalement  l’entreprise s’est remise aux normes en payant ce qu’elle aurait payé si nous étions allés au tribunal, moralement, ne devrait-elle pas se demander comment compenser toutes ces longues années (10 ans, voir plus….) ou elle n’a rien versé et qui a nuis à nous tous è perte des années non payés, retraite, C.E, différentes primes… Enfin pas à tous puisque ce sont des millions d’euros restés dans la lessiveuse.

Sans parler de nos collègues de travail qui ont quittés le site et ne toucherons rien, belle preuve que l’humain dans l’entreprise n’est juste qu’une variable d’ajustement.

Nous demandons afin de lever toutes les suspicions :

  • Le décompte individuel qui revient à chacun. Si une somme a été versée, c’est qu’un calcul individuel a été fait. Nous ne sommes pas plus bêtes que celui qui a fait cette erreur (et qui a dû toucher une belle augmentation de la part de notre direction…)
  • Le rappel réel pour tous les salariés. Qui paie ses dettes s’enrichis dit-on. Eh bien, Messieurs, n’ayez aucune réticence, ni indécision.
  • Le paiement à toutes les personnes qui ont quittées le site et qui sont actuellement lésées pour leurs calculs retraite.